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l’entraînement

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Morihei Ueshiba en 1938

L’aïkido est une voie martiale japonaise adaptée au monde moderne et développée par Ueshiba Morihei (1883-1969) au milieu du XXe siècle à partir de sa vaste expérience des koryu (anciennes écoles d’arts martiaux).

L’aïkido, de même que les budo en général, s’appuie sur l’efficacité des techniques martiales à des fins de transformation de soi. Il n’y a pas de compétition, mais des formes de pratique « libre » sont proposées. Un principe de non-violence nous guide : préserver son corps, son esprit ainsi que nos partenaires doit être un souci constant.

Au-delà de l’aspect martial, les compétences développées dans l’entraînement se diffusent dans la vie de tous les jours : élimination des tensions inutiles, gestion du stress, maîtrise des émotions, capacités d’adaptation, renforcement physique global, confiance, vigilance, concentration, bienveillance, liberté de mouvements…

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Les techniques à mains nues
Elles sont basées sur l’utilisation des tensions et du mouvement de l’adversaire/partenaire ainsi que sur la non-résistance à son agression. Elles comprennent frappes, clés, immobilisations, projections à partir de différents types d’attaques, saisies ou frappes. En aïkido, on dit que le combat doit être terminé avant d’avoir commencé : dès que aïte (« l’adversaire/partenaire ») entame son mouvement, tori (qui exécute la technique) doit être en position de le contrôler et de le neutraliser. En aïkido, la technique n’est pas un but, mais un moyen. L’étude porte sur l’intégration des principes communs à toutes les techniques, seule méthode permettant le développement de réelles capacités martiales.


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Les armes
Il y en a trois : le bokken (un sabre en bois), le jo (un bâton en bois d’environ 1m20) et le tanto (un poignard en bois).

L’aïkiken et l’aikijo ne sont pas, au contraire des anciennes ryu, des systèmes complets de combat aux armes, mais des outils pédagogiques qui permettent de travailler, en parallèle avec le travail à mains nues, certains aspects de la pratique (précision, rigueur, centrage, posture…)

Précautions à prendre lors de l’entraînement

  1. Le but originel du bujutsu est de tuer l’ennemi d’un seul coup ; toutes les techniques peuvent donc être mortelles, respectez les directives de l’instructeur et ne combattez pas en force.
  2. Le bujutsu est un art dans lequel on apprend à combattre seul contre la multitude. Il est donc absolument nécessaire de s’entraîner avec l’esprit toujours attentif et le corps en alerte, prêt à recevoir les adversaires venus des quatre et des huit directions.
  3. Entraînez-vous toujours d’une manière pleine de feu et de joie.
  4. L’instructeur ne peut communiquer qu’une petite partie du savoir ; ce n’est que par un entraînement incessant que vous obtiendrez l’expérience nécessaire pour pénétrer les mystères. Votre étude ne doit pas chercher à retenir un grand nombre de techniques différentes. Une par une, appropriez-vous chacune d’elles.
  5. Dans l’entraînement de chaque jour, débutez avec des exercices de base qui fortifieront votre corps, sans excès. Sacrifiez les dix premières minutes à vous échauffer et il n’y aura ainsi aucune crainte de blessures, même pour les personnes âgées. Amusez-vous pendant l’entraînement et efforcez-vous d’en comprendre le but.
  6. L’entraînement au bujutsu consiste à nourrir le yamato-damashii et à forger son propre caractère. Les techniques martiales sont transmises d’un homme à un autre sur la base d’une relation individuelle et ne doivent pas être divulguées sans discernement et à tout public. Des secrets d’une telle nature ne doivent pas être détournés pour servir des intentions mauvaises.
Ueshiba Morihei, 1938, « Budo »